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De miss à mère au foyer : mon histoire

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Eh oui, aussi incroyable que ça puisse paraître, j’ai été sacré Miss par un certain comité, il y a trois ans de cela. Aujourd’hui, je te raconte tout.

Les jolies robes, les couronnes, la reconnaissance, quelle ado n’en rêve pas? Comme toutes les filles de 13 ans, j’avais des étoiles dans les yeux rien que d’y penser. Je me rappelle qu’à l’époque, lors d’un voyage en Egypte, j’avais tourné dix fois en plein cagnard autour d’un scarabée géant, car soit disant il portait bonheur, et réalisait les vœux. Nous étions une vingtaine de touristes à lui tourner autour en répétant en boucle notre souhait le plus cher dans notre tête. Moi, je me souviens avoir fait le vœu de devenir un jour mannequin, miss, princesse ou un truc dans l’genre.

Je ne sais pas si l’insecte bénis m’a entendu, n’empêche que cinq ans plus tard, je remportai un concours de beauté régional, et me retrouvai quelques mois après en finale, avec une trentaine de minettes plus belles les unes que les autres. À vrai dire, je ne me sentais pas vraiment à ma place. Mais j’avais eu ce que je voulais : mon heure de gloire. Cette heure de gloire qui, je le croyais, me rendrait heureuse et ferait exploser ma confiance en moi. Nous, représentantes de nos régions respectives, faisions mine de cohabiter ensemble dans l’amour et l’harmonie, pendant que les membres du comité nous scrutait chaque jour, à l’affut du moindres faux pas de l’une ou de l’autre. La foule, les regards braqués sur soi, les flash d’appareils photos, c’était à la fois terrifiant et tellement grisant. Grisant, mais définitivement pas pour moi. Les faux sourires, cette obligation permanente de perfection, les artifices, ce n’était pas moi.

Je rentrai donc à la maison, après 10 jours de répétitions intensives, de faux semblants, qui se sont soldés par un « show » à priori grandiose, à la fin duquel la plus belle d’entre nous a vu sa vie basculer. Nostalgique (car j’avais fait quelques belles rencontres durant le séjour) mais heureuse de retrouver mon chez moi, et de remettre mon fer à lisser, mes rouges à lèvres et mes robes de cocktails au placard. C’était fini pour moi, ce monde d’illusions et de poudre aux yeux, j’en avais fait le tour.

Six mois après tout ça, j’ai rencontré celui qui allait devenir le papa de mon Titou. Je suis très vite tombée enceinte, et suis devenue maman neuf mois plus tard. Un an avant la naissance de mini-T, j’avais mon ventre plat, ma taille de guêpe. Je me retrouvai après la grossesse avec 25 kilos à perdre (que j’ai eu la chance de voir fondre très très vite!). Je n’avais donc plus le corps d’une miss, mais celui d’une femme qui a porté la vie (et qui a un peu forcé sur le chocolat neuf mois durant, j’avoue…). Les mois sont passés, et mes préoccupations n’étaient évidemment plus les mêmes. Finis les heures passées sur YouTube à mater des tutos beauté, finis les après midi shopping avec les copines, et les soirées jusqu’à pas d’heure : bienvenue aux nuits blanches, aux couches nauséabondes, aux régurgitations de bébé sur mon chemisier tout neuf. Pourtant, je n’ai jamais été aussi heureuse. Voilà comment, en l’espace d’un an et demi, je suis passée des paillettes aux biberons, voilà comment j’ai décroché le plus beau rôle de ma vie : celui de maman. Celui pour lequel j’aurais dû prier sept ans plus tôt, au pays de Cléopâtre

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